Au crépuscule des coeurs...



O mon soleil, éclaire moi le monde,
fais-lui avouer ses poudrières, fous-y l'feu sans attendre.
J'veux voir brûler les hommes, pis leurs foutues bannières.
J'veux qu'on se saigne jusqu'au dernier, allez fais toi colère!
Toi mon soleil, allez crache leur ton feu,
et toi mon ciel, allez crache nous ta foudre,
que fondent nos coeurs, que s'évaporent les larmes,
sur nos mains, sous nos yeux...
Allez Soleil, dis au cours de ta ronde,
n'aurais-tu point haïs nos pères, se saignant pour se vendre?
Tu sais bien qui nous sommes, puisque tu nous éclaires.
Toi qui sais bien qu'on a plus pieds, en cette rougissante mer.
Toi mon soleil, toi qui crèche sous nos Dieux,
faute de paye, échauffe bien la poudre,
exprime-nous ta rancoeur, et met fin au vacarme,
de l'humain, le verreux....

O toi mon beau soleil, ça y'est, l'heure est venue, et tu es de la fête.
Promet dès ton réveil, de tous nous mettre à nus, de brûler nos squelettes.
Fais des monts, des agneaux, des plages, de notre lande, et des arbres les plus hauts,
des montagnes de lambeaux, des océans de cendres, des cigares tropicaux.

O toi ma lune, éclaire moi cette clope,
de ta paleur fantômatique, fais danser sa fumée.
J'veux voir ma dulcinée rendre l'âme aux étoiles.
J'voudrais qu'on s'aime et pis qu'on crève, dans cette même bouffée.
O toi ma lune, chuchote moi ta tendresse,
et toi mon ciel, pleure sur moi ton mal-être,
que fonde mon coeur, qu'on s'échange nos larmes,
sous le chant, des grillons...
Allez ma lune, dis lorsque tu galope,
à dos de comas éthyliques, m'as tu déjà aimé?
Moi le seul, l'oublié, l'imbécile sous gasoil,
confiant à la route chaque rêve, qui le fait perdurer.
O toi ma lune, ma lunatique maitresse,
toi qui me veille, et puis me trompe à l'ouest,
toi qui mes pleurs, sèche de tes charmes,
pis qui fous l'camp, à l'horizon...

O toi ma si belle lune, ça y'est, l'heure est venue, et tu es de la fête.
Eclaire moi une par une, les marches vers l'inconnu, celles qui montent aux comètes.
Fais de mon verre de vin, du goudron sous mes roues, et de ma cigarette,
un poison des plus fins, un brasier des plus roux, une place pour le céleste.

Aux aurores nous irons, où est restée la lune,
Les mains scellant l'union, qui naquit en rétine,
Insensibles aux misères, et aux sentences crétines,
Suggérées par nos tiers, appliquées pour la thune.
On ira s'embrasser, aux portes de l'enfer,
Nul problème, notre histoire, émouvra le Cerbère.
Nous irons boire chez Dieu, là haut en son hôtel,
On s'jettera du dernier, puisqu'Amour donne des ailes.
Soleil plonge dans ses yeux, illumine, ses prunelles,
Ici leurs bains de sang, n'ont plus besoin d'lumière,
Lune fond toi dans ses yeux, que s'y perde moi ton frêle,
Amoureux insouciant, pour qu'Elle enfin m'éclaire...

... Elle, au Crépuscule des Coeurs.


Oz...

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 10:41

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 11:32

Saez : Jeunesse lève toi.

Voici le clip de "Jeunesse, lève toi", chanson de Damien Saez. Encore et toujours de magnifiques paroles...
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# Posté le lundi 19 janvier 2009 07:00

Saez : Dis moi qui sont ces gens...

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# Posté le lundi 19 janvier 2009 07:20

Moi l'Homme, le Colossal...

Puisqu'il faut chaque jour, soumettre à mes canines,
cette chair apétissante, soumettre à mes babines,
sa flaveur sanglante, puisqu'il faut chaque jour,
aimer à se repaître, de l'insouciant bien-être.
Et puis se reposer, dans le sâle, et sa soif,
puisqu'il faut l'étancher, mais sans graal cette soif.

Je n'suis point l'animal, que l'on voudrait faire croire,
mais l'animé du mal, et je n'aspire qu'à choîr.
Courbé dès l'origine, j'ai voulu me dresser,
contempler en mes ruines, quelque palais doré.
Et puis me reposer, dans le sâle, dans l'avide,
et puis le contenter, tel l'infâme et perfide.

J'ai acquis la planète, je voudrais le faire croire,
colonisé comètes, et peuplé mes trottoirs,
d'une bande de revenants, fétides et incolores,
et j'ai gâché mon temps, à courrir aux trésors.
Et à me reposer, entre reins, et fierté,
et puis à parader, tel un clown fatigué.

J'ai commis en mon nom, des choses, et des plusieurs,
me croyant roi au fond, je n'suis que valet d'coeur.
Moi l'omnivore futé, mes canons, mes patries,
je répand en mon nom, mon sang sur les prairies.
Et puis me reposer, sous le sol tel un lâche,
lorsque ma souveraineté, balayera l'apache.

Ma supériorité, là haut, sur mes deux jambes,
et puis ma cécité, aux mers qu'elle se répande,
Moi l'homme, le colossal, ma fureur et ma rage,
me conduiront au bal, au bal de fin des âges.
Et puis me reposer, dans mon nid de crétins,
et m'auto-programmer, un putride destin.

Je m'engendre et pullule, ma tumeur sera tienne,
moi l'incendiaire crapule, toi ma soeur aussi reine,
que je n'fus roi des cons, toi la princesse maudite,
que ton éducation, t'apprenne la voie des bites.
Moi l'homme je me repose, sur mes brasiers immondes,
et j'écarlate la rose, et m'branle sur la joconde,
Je laisse crever Prochain, puisqu'il faut battre frêre,
toi la rustre catain, avale ce breuvage clair.
Drogue toi du cathodique, et de ta nouvelle star,
montre bien à ta clique, comment dev'nir une tare.
Toi l'éternelle salope, toi le monstre sans âme,
atomise l'antilope, et régale toi du drame.
Et puis repose toi, dans tes rêves limpides,
quand même ne seraient'ils, qu'une illusion puérile.
Applaudis tel le singe, honteux de t'avoir eu,
ta belle paire d'espadrilles, ton telephone mobile,
Applaudis tel le singe, après toi disparu,
Diaspora de méninges, sous ton cuir chevelu.
Et va te reposer, dans ton porte monnaie,
toi l'expérience ratée, du réel progrès.

Oz.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 10:21

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 07:04